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Combien coûte Google Ads ? Les vrais chiffres, en dollars d’ici

Mohamed Fondateur d’Agence Web Montréal · Publié le 23 septembre 2026

Vous avez tapé « combien coûte Google Ads » et vous êtes tombé sur douze articles qui répondent « ça dépend ». [Merci. Très utile. Je vais encadrer ça.] Pire : la plupart viennent de France et comptent en euros, ce qui aide énormément quand on paie ses fournisseurs en dollars canadiens.

Alors voici l’article que je voulais lire. Des chiffres, leur source, leur devise, et la question que six guides sur sept refusent de toucher : qu’est-ce qui vous appartient quand vous partez.

Un avertissement d’abord, parce qu’il change tout : il y a deux factures, pas une. [Je sais. Vous vouliez un chiffre. Vous en aurez deux, et vous me remercierez dans six mois.]

La réponse courte

Google Ads coûte deux choses séparées. Le budget publicitaire va à Google : de 500 $ à 1 500 $ par mois pour un commerce local, de 1 500 $ à 4 000 $ pour une PME en croissance. Les honoraires de gestion vont à l’agence : de 800 $ à 3 500 $ par mois en forfait, ou de 15 % à 30 % du budget. Un clic coûte en moyenne 7,62 $ CAD, converti d’un chiffre de référence américain.

Sur cette page

Bocal en verre à moitié rempli de pièces de monnaie

Les deux factures que personne ne sépare

Quand quelqu’un vous dit « Google Ads, c’est 2 000 $ par mois », demandez-lui lequel des deux il compte. [Regardez-le bien dans les yeux en le demandant. C’est là que c’est amusant.]

Le budget publicitaire part chez Google et achète des clics. Les honoraires de gestion partent chez l’agence et achètent du temps humain. Ce sont deux entreprises différentes, deux factures différentes, et mélanger les deux est la première façon de se faire surprendre.

Graphique : le budget publicitaire va à Google, les honoraires de gestion vont à l’agence, avec les fourchettes en dollars canadiens

Les fourchettes ci-dessus viennent de l’agence québécoise PRAGMATIK, qui publie ce qu’elle dit observer sur le marché. Notez la nuance : ce qu’elle observe, pas ce qu’elle charge. [Subtil. Je l’aurais peut-être fait aussi.]

Parce que voici ce qui s’est passé quand on a essayé de trouver un vrai tarif : sur six agences québécoises et canadiennes ouvertes une par une, aucune ne publie sa propre grille. Quatre publient des « fourchettes du marché », deux ne publient rien du tout.

Si ça vous rappelle quelque chose, c’est normal : on avait trouvé exactement le même réflexe en cherchant ce que coûte un site web au Québec. Le secteur adore les fourchettes des autres. [Un jour quelqu’un affichera un prix et on en fera une fête nationale.]

Ce qu’un clic coûte, en dollars d’ici

Voici le problème avec tous les chiffres que vous avez lus jusqu’ici. Le seul relevé sérieux et public est américain, en dollars américains, et la moitié des articles français le recopient en mettant un « $ » devant sans rien convertir. [Ce qui donne un chiffre faux d’environ 40 %. Détail.]

Alors on l’a converti pour vous, au taux officiel.

Graphique du coût par clic par métier, converti en dollars canadiens au taux de la Banque du Canada

Le chiffre de base vient des relevés publicitaires de LocaliQ : 5,42 $ US en moyenne sur le Réseau de Recherche. Converti au taux quotidien de la Banque du Canada du 22 septembre 2026, soit 1 $ US = 1,4064 $ CAD, ça donne 7,62 $ CAD le clic.

Trois choses à savoir avant de citer ce chiffre à votre comptable. [Il va vous poser des questions. Il pose toujours des questions.]

Ce sont des comptes américains. La concurrence n’est pas la même à Montréal qu’à Chicago, et personne ne publie de relevé canadien avec une méthode vérifiable.
C’est une moyenne du Réseau de Recherche. Les clics d’affichage et de Shopping coûtent beaucoup moins cher, ce qui fait baisser artificiellement les « moyennes nationales » qu’on voit ailleurs.
Votre métier compte plus que votre pays. Un clic d’avocat coûte plus du double d’un clic de garage. La moyenne ne veut rien dire pour vous en particulier.

Google, lui, ne publie aucun prix. Sa page officielle sur le coût par clic explique le mécanisme de l’enchère et s’arrête là. [J’ai lu les trois mille mots. Il y a exactement un chiffre dedans.]

Le réglage par défaut qui vous coûte le plus cher

Imaginons un monsieur à Lyon. Il lit un article sur Montréal, il rêve d’un voyage, il tape « plombier Montréal » par curiosité.

[Pourquoi ? Aucune idée. Les gens sont comme ça. Moi aussi j’ai déjà cherché le prix des maisons en Islande.]

Par défaut, Google lui montre votre annonce. Et s’il clique, vous payez.

Ce n’est pas un bogue, c’est le réglage d’origine. Google écrit que le ciblage géographique inclut à la fois les gens physiquement sur place et ceux qui manifestent simplement un intérêt pour l’endroit, et il présente cette option comme celle qui est recommandée par défaut. C’est documenté sur sa page des zones ciblées.

Comparaison des deux réglages de ciblage géographique : présence ou intérêt, contre présence seulement

Pour un commerce de quartier, c’est le trou dans le seau. Vous payez le monsieur de Lyon, le monsieur de Marseille, et l’étudiant de Bruxelles qui fait un travail sur l’immobilier nord-américain. [Le monsieur de Lyon, deuxième apparition. Il ne vous appellera jamais.]

Le correctif prend deux minutes : passer le ciblage sur les personnes réellement présentes dans vos zones. Personne ne le fait à votre place, parce que personne n’a intérêt à ce que vous dépensiez moins.

Les mots-clés négatifs aident, mais ils ne sauvent pas tout, et Google l’admet lui-même sur sa page des mots-clés à exclure : ils ne couvrent pas les variantes proches, et au-delà du seizième mot d’une recherche ils cessent de bloquer.

Exclure « gratuit » n’exclut pas « gratuite ». [Une lettre. Une seule. C’est tout ce qui sépare votre budget du vide.]

Le quart de votre budget que personne ne peut vous montrer

Celle-là est dure, et elle n’est la faute de personne que vous pourriez congédier.

Graphique : la visibilité des termes de recherche est passée de 98,7 % à 71 % après le changement de Google en 2020

Le 2 septembre 2020, Google a cessé de publier une partie des termes de recherche qui déclenchent vos annonces. L’agence Seer Interactive a mesuré l’effet sur plus de trente entreprises : la part du coût visible dans le rapport est tombée de 98,7 % à 71,0 %.

Traduction : sur 100 000 $ dépensés, vous voyez où sont passés 71 000 $. [Le reste est parti quelque part. Google sait où. Vous, non.]

Deux précisions honnêtes, parce que ce chiffre circule souvent sans elles. L’étude date de 2020 et porte sur des comptes majoritairement américains, et aucune mesure plus récente n’a été publiée depuis. [Si vous en trouvez une, écrivez-moi. Je mets à jour et je vous nomme.]

Ce que ça change pour vous, concrètement : quand une agence ne peut pas vous montrer où est passé chaque dollar, ce n’est pas forcément qu’elle vous cache quelque chose. Parfois, elle ne le voit pas non plus.

Le mythe que presque tous les guides répètent

Vous avez sûrement lu que votre « niveau de qualité » fait baisser votre coût par clic. C’est répété partout, avec un aplomb magnifique. [Je l’ai vu dans sept articles d’affilée. À un moment on se demande qui copie qui.]

Ce que répètent les guides sur le niveau de qualité, à côté de la phrase de la documentation de Google

Sauf que la page française de Google sur le niveau de qualité écrit le contraire, noir sur blanc : « Le niveau de qualité n’est pas pris en compte pour les enchères publicitaires. » Google le décrit comme un outil de diagnostic.

La qualité de vos annonces compte vraiment, mais elle agit par un autre chemin, à l’intérieur du classement de l’annonce. Le score sur dix que vous voyez dans l’interface, lui, est un thermomètre, pas un levier. [Vous pouvez arrêter de le fixer en espérant qu’il bouge. Il ne vous entend pas.]

Je le signale parce que c’est le genre de détail qui distingue quelqu’un qui a lu la documentation de quelqu’un qui a lu un article qui citait un article.

À qui appartient le compte quand vous partez

Voici le trou le plus large de tout le sujet. On a ouvert sept articles qui se classent pour « combien coûte Google Ads » : six ne disent rien du tout sur ce qui arrive à votre compte si vous changez de fournisseur.

C’est pourtant la seule partie de cette page qui peut vous coûter des années de données. [Mais bon, parlons encore du coût par clic, c’est plus joli dans un tableau.]

Deux colonnes : si l’agence crée le compte elle en devient propriétaire, si vous le créez vous-même elle s’y associe seulement

Tout se joue sur une seule question : qui a cliqué sur « créer ». Google l’écrit sur sa page de la propriété des comptes clients : « Si un administrateur crée un compte, il en devient automatiquement propriétaire. En revanche, s’il associe un compte existant, il ne sera pas propriétaire par défaut. »

Lisez cette phrase deux fois, parce qu’elle vaut de l’argent. L’agence qui ouvre le compte à votre place en devient propriétaire. L’agence qui se branche sur un compte que vous avez créé, non.

Google ajoute qu’« un compte client ne peut avoir qu’un seul propriétaire », et que le compte client reste propriétaire de ses données avec la possibilité de retirer l’accès en se dissociant. [Donc la solution tient en une phrase : créez le compte vous-même, puis invitez. Pas l’inverse.]

Et quand vous partez pour de vrai ? La page de Google sur la dissociation des comptes est précise, et ce n’est pas que des bonnes nouvelles.

Votre historique de campagnes reste. Il appartient au compte, pas à l’agence. C’est la bonne nouvelle.
Votre suivi des conversions peut mourir. Si la balise appartient au compte de l’agence, elle cesse d’enregistrer les conversions après la dissociation.
Vos listes de remarketing partagées cessent de se remplir. Elles étaient partagées depuis le compte administrateur.
La diffusion peut s’arrêter net. Si l’agence payait vos factures comme administrateur, le compte cesse de diffuser une fois dissocié.
Il vous faut l’accès « Administrateur ». Un accès « Standard » ne suffit pas pour reprendre votre compte seul.

C’est exactement pour ça que, chez nous, le compte est à votre nom dès le premier jour. Vous nous invitez, et vous nous retirez le jour où ça vous chante. C’est écrit sur notre page de gestion Google Ads à Montréal, et c’est écrit dans la soumission.

Ce que votre agence est déjà obligée de vous dire

Bonne nouvelle pour finir sur les mauvaises : vous avez plus de droits que vous pensez, et ce n’est pas moi qui les invente. [Pour une fois, le règlement joue de votre bord.]

La politique de Google sur les tiers impose aux agences et aux revendeurs trois obligations concrètes.

Divulguer les frais de gestion par écrit, avant le premier achat. Pas après, pas « on en reparlera ».
Les indiquer sur toutes les factures. Chaque facture, pas seulement la première.
Déclarer le montant exact facturé par Google, sans y mêler leurs propres frais. Vous devez pouvoir voir ce que Google a pris et ce que l’agence a pris, séparément.

Si votre facture actuelle montre un seul montant global, vous avez maintenant une question précise à poser, et une page officielle à mettre en pièce jointe. [Je vous en prie. C’est cadeau.]

Alors, on met combien ?

Google ne publie aucun budget minimum. Ce qu’il écrit, sur sa page des coûts et paiements, c’est que le montant ne dépend que de vous et que vous pouvez le changer quand vous voulez. [Merci Google. Toujours pas un chiffre.]

Le vrai plancher n’est pas une règle, c’est une mathématique. Une campagne se juge sur ses conversions, et Google recommande d’évaluer les performances sur au moins trente conversions en trente jours. En dessous, vous ne pilotez pas une campagne, vous regardez du bruit.

Faites le calcul à l’envers, avec vos chiffres à vous plutôt qu’avec une moyenne américaine.

Combien vaut un client pour vous ? Pas un clic, pas un appel. Un client qui paie.
Combien d’appels vous faut-il pour un client ? Si c’est un sur trois, il vous faut trois fois plus d’appels que de clients visés.
Combien de clics pour un appel ? C’est le chiffre que personne ne connaît d’avance, et c’est pour ça que le premier mois est un test, pas une campagne.
Multipliez par votre coût par clic, celui de votre métier, pas la moyenne. Vous avez votre plancher.

Google met d’ailleurs un outil de budget en ligne, en version canadienne française, pour faire cette simulation. Il est imparfait, il est optimiste, et il reste mille fois mieux qu’un chiffre sorti d’un article français. [Le monsieur de Lyon vous salue une dernière fois. Il ne cliquera plus, on a réglé le ciblage.]

Questions fréquentes

Combien coûte Google Ads par mois ?

Il y a deux factures. Le budget publicitaire va à Google : comptez de 500 $ à 1 500 $ par mois pour un commerce local, et de 1 500 $ à 4 000 $ pour une PME en croissance. Les honoraires de gestion vont à l’agence : de 800 $ à 3 500 $ par mois en forfait, ou de 15 % à 30 % du budget publicitaire.

Combien coûte un clic sur Google Ads ?

Le seul chiffre de référence publié est américain : 5,42 $ US en moyenne sur le Réseau de Recherche, soit environ 7,62 $ CAD au taux de la Banque du Canada du 22 septembre 2026. Les métiers les plus chers, comme le droit, dépassent 13 $ CAD le clic.

Y a-t-il un budget minimum sur Google Ads ?

Google ne publie aucun budget minimum. Il écrit que le montant ne dépend que de vous et que vous pouvez le modifier à tout moment. En pratique, un budget trop petit ne produit pas assez de conversions pour juger la campagne : Google recommande d’évaluer les performances sur au moins 30 conversions en 30 jours.

Récapitulatif : 7,62 $ CAD le clic moyen, 800 à 3 500 $ d’honoraires par mois, 71 % du budget visible, un seul propriétaire par compte

À qui appartient mon compte Google Ads ?

Cela dépend de qui a créé le compte. Google écrit que l’administrateur qui crée un compte en devient automatiquement propriétaire, mais que s’il associe un compte existant, il n’en est pas propriétaire par défaut. Créez le compte vous-même, puis invitez l’agence à s’y associer.

Est-ce que je perds mes données si je change d’agence ?

Votre historique de campagnes reste dans le compte. Par contre, si la balise de conversion appartient au compte de l’agence, elle cesse d’enregistrer les conversions après la dissociation, et si l’agence payait vos factures comme administrateur, la diffusion s’arrête.

Mon agence doit-elle me dire combien elle prend ?

Oui. La politique de Google sur les tiers oblige les agences à divulguer leurs frais par écrit avant le premier achat, à les indiquer sur toutes les factures, et à déclarer le montant exact facturé par Google sans y mêler leurs propres frais.

Ce qui va à Google Le budget publicitaire. Vous le fixez, et vous le changez quand vous voulez.
Ce qui va à l’agence Les honoraires. Google l’oblige déjà à vous les écrire, avant le premier achat.
Ce qui reste à vous Le compte, si c’est vous qui l’avez créé. Sinon, il appartient à l’agence.
On regarde votre compte ensemble ? On vous dit ce que votre budget peut réellement acheter dans votre métier, avant que vous signiez quoi que ce soit. Le compte reste à votre nom. En affaires depuis 2015.